Une production le Rhino l’a vu Compagnie, avec l’aimable autorisation des éditions du Seuil.

L’homme est seul. Aussi loin qu’il remonte dans le temps, il l’a toujours été. Est-ce pour cela qu’il a tué ?
En tout cas, si son corps est à présent enfermé sa parole, elle, est libérée.
Et il parle, il parle. Au juge, au psychiatre, à son avocat, à l’infirmier de la prison, sans chercher à se protéger, peu soucieux que ses mots puissent se retourner contre lui. Un flot ininterrompu sur son enfance saccagée, ses relations ambigües à sa femme, au monde en général, son métier de guide de musée, sa découverte de l’œuvre de Pascal qu’il dévore jusqu’au délire...
Tour à tour sarcastique, drôle, tragique, halluciné, éperdu, indifférent jusqu’au comique, grinçant, il éclabousse l’Extérieur de nos tréfonds intérieurs et nous dévoile, en prononçant ses derniers mots, qui il a tué.


Mais est-ce là l’important ?

UNE CRÉATION
DU RHINO L’A VU

TEXTE
Lydie Salvayre édité par les éditions du Seuil


ADAPTATION,
MISE-EN-SCÈNE, SCÉNOGRAPHIE, JEU

François Bartier


CRÉATION SONORE
Élise Fernagu
François Bartier


CRÉATION LUMIÈRES
Ghislain Deville

 

 

La

Puissance
des

Mouches

A partir
de 12
ans

  

 

 

LYDIE SALVAYRE                                                                                                          

Bibliographie

La Déclaration (1990),  prix Hermès du Premier roman, La vie commune (1991), La Médaille (1993), La Compagnie des spectres (1997) Prix Novembre, élu « Meilleur livre de l’année » par la revue Lire, Quelques conseils utiles aux élèves huissiers (1997), La conférence de Cintegabelle (1999), Les Belles Âmes (2000), Le vif du vivant (2001), Et que les vers mangent le boeuf mort (2002), Contre (2002), Passage à l’ennemie (2003), La Méthode Mila (2005), Dis pas ça (2006), Portrait de l’écrivain en animal domestique (2007), B.W. (2009) Prix François Billetdoux.

Née d’un couple de républicains espagnols exilés dans le sud de la France depuis la fin de la guerre civile espagnole, Lydie Salvayre, après une licence de Lettres modernes à Toulouse, s’inscrit à la Faculté de Médecine pour devenir psychiatre.

Elle commence à écrire à la fin des années 70. Ses personnages franchissent régulièrement la frontière de la folie, ou s’y tiennent, hésitant sur la direction à suivre, ne trouvant jamais vraiment leur place ; comme des déracinés ? D’où une écriture forte, giboyeuse, anxieuse et délirante, tragique et cruellement drôle, qui sonde les abysses de l’âme humaine et qui lui permet, au passage, d’adresser avec beaucoup d’humour, des pieds de nez à la psychiatre qu’elle est…

Les livres de Lydie Salvayre sont traduits dans une vingtaine de langues. Certains ont fait l’objet d’adaptations théâtrales.

Elle a obtenu le Prix Goncourt 2014 pour son roman «Pas pleurer».

 ©Hermance Triay